Merci cher Luc, de ces photos nostalgiques,
Notre maison faisait l'angle de la rue d'Ornans et de la rue Darwin et l'école privée s'appelait Ste Chantal. Elle était tenue par des Salésiennes ( fondateur St François de Sales ). C'était une trés vaste maison carrée à deux étages, toute entourée de vastes promenoirs-balcons couverts et entourés de glycines, car c'était une ancienne clinique. Elle comprenait une chapelle et c'est Mgr Dauzon qui en était l'aumonier.
Juste en face du débouché de la rue d'Ornans et donc en face de chez nous, il y avait une trés belle maison mauresque ou habitaient les Marcé. Il possédaient à proximité, un établissement prospère où ils vendaient des boissons et du Butagaz.
St Paul était ma paroisse et je connais ce quartier comme ma poche, faisant les courses au Monoprix, achetant les chaussures chez Roig, les gâteaux chez Giusto, et "La semaine de Suzette" à la Civette. Le Roxy était notre cinéma.
Il y avait aussi une petite synagogue allée des mûriers. J'ai rencontré son rabbin un jour, en Alsace.
Suzanne Bornand
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Je retrouve une époque et un cadre de vie connus. Belcourt n'était pas si éloigné du Hamma ! Nous nous y rendions quelquefois le jeudi pour faire des emplettes avec ma mère, soit au monoprix, soit dans une mercerie ou un marchand de linge, trousseau ... dont ma mère était friande.
Et c'est à St Paul que j'ai été baptisée en février 1947. D'ailleurs je ne résiste pas à t'envoyer une photo de l'évènement, vécu à la sauvette, en présence de ma mère et ma marraine (mais où était passé le parrain ?).
En effet, mon père étant athée, ma mère m'a fait baptiser "en catimini", dans une paroisse éloignée de notre quartier.
Mais grâce à tes documents photographiques, je crois avoir localisé le contexte où un photographe de rue immortalisa la scène : Aux pieds de l'escalier qui relie la rue de Lyon au boulevard Auguste-Comte, face à l'église St Raul Ste Rita.
Yvette Sanchis Dutel
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Le haut de la rue Adolphe Blassel commence au n° 15, à hauteur de la rue Marey. Elle se termine par le 21, (je crois...) sur la rue Darwin. C'est de cette fenêtre que j'échappais à la surveillance de ma mère et que je m'évadais de la maison pour retrouver mes copains de la rue. Surtout lorsqu'un matcht de foot se préparait sur notre terrain de jeu favori : l'intersection des rues Adolphe Blassel et Marey.
C'est également de cette fenêtre que j'entendais, en provenance de la rue Marey, grossir cette musique typique et si familère des orchestres arabes. Je m'y précipitais pour, l'espace de quelques instants magiques, les voir traverser la rue en dansant.
C'est toujours devant cette fenêtre que, les jours de Ramadan, juste à hauteur de mes yeux émerveillés, descendaient les grands plateaux de friandises arabes jusqu'au four du boulanger. Et c'est encore devant cette fenêtre que ces même plateaux cuits à point remontaient la rue "en mettant le feu" à mon odorat tout excité.
Je suis parti la semaine avant l'indépendance, mon père la semaine suivante, en laissant l'appartement au garagiste du dessous. Il n'y eu jamais un seul barreau à ces fenêtres.
Jean-Jacques Lalanne
Deux Belcourtois, prêts pour le grand prix...Les deux pilotes : A gauche, Hubert Ferrer (champion cycliste algérois) et à droite, son équipier, Jeanjean Llorens.
Jeanjean, le concepteur, nous explique : "Pour réaliser ces bolides, la principale difficulté a été de trouver des roulements, pièces introuvables actuellement, car, comme le disent les mécanos : "quand nous les changeons, c'est qu'ils sont cuits, alors on les jette...!". Aprés de longues recherches, j'ai pu en dénicher une dizaine, d'où ces modèles de carrioles à quatre roulements, à noter qu'on peut se limiter à trois roulements, mais la tenue de route n'est pas la même..."
C'est lors des retrouvailles des Belcourtois, les 21 et 22 juin 2008 à Frontignan, que plusieurs tours de piste ont été effectués. Le vainqueur a été Georges Louche de la rue Adolphe Blasselle, et le second; Jeanjean Llorens de la rue de l'Union.
Moment de franche rigolade ou certains ont quand même versé une petite larme de nostalgie...
Jeanjean Llorens.
Pour en savoir plus, sur les carrioles ![]()
Je suis de Belcourt que j'ai habité depuis ma naissance en 1936 et jusqu'à mon mariage en 1956. Mes parents étaient au 132, rue de Lyon, juste après le virage du Monoprix, en partant sur le Marabout. Ils habitaient lors de ma naissance, l'immeuble au-dessus de Monoprix, on y entrait par la rue des Petits-Champs.
Mon papa était d'origine suisse, naturalisé français pour s'engager à la guerre de 39-45. Eh ! oui, il y en avait de cette espèce...
Nous n'étions que des ouvriers et bien modestes. Mon papa était mécanicien auto, il travaillait dur pour un petit salaire. Heureusement à la maison, maman avait des mains en or et réalisait des prodiges. Elle savait cuisiner et accomoder les restes, rien n'allait à la poubelle, elle cousait et nous habillait de la tête aux pieds avec des petits coupons de tissu par chers. Elle faisait aussi la lessive à la main, avec la planche à laver et la brosse en chiendent. Les bleus de mécano de papa, c'était horrible à rattraper et à la fin des trois jours de lessive (chaque locataire avait à trois jours par mois qu'il fallait réserver chez la concierge) elle n'avait presque plus de peau sur les mains.
Comme tous les gosses, j'attendais avec impatience ces jours de lessive pour pouvoir me baigner à l'eau froide dans les bassins de ciment. On se contentait de peu. Je me souviens dans la buanderie de la terrasse du gros compteur à gaz rouge posé sur des cornières. On achetait à la concierge les jetons à insérer dans la fente du compteur pour obtenir le gaz et je sens encore l'odeur de lessive bouillant dans la lessiveuse à champignon qui recrachait l'eau du fond sur la surface du linge tenu par des cerceaux pour ne pas déborder. Et certaines femmes se plaignent actuellement ...!
En été ma mère achetait nos espadrilles chez Quilès et en hiver, elle achetait, pour faire nos pantoufles, seulement les semelles de corde. Elle habillait la semelle côté pied d'un lainage douillet, puis cousait le dessus de la pantoufle qu'elle retournait ensuite à l'endroit avec beaucoup d'efforts et en la pliant. La pantoufle était terminée. Ainsi on économisait, mais il fallait beaucoup d'huile de coude.
Je me suis surprise à rêver en regardant la photo (çi à gauche), car c'est un trottoir que j'ai souvent arpenté dans mon enfance. D'abord les chaussures Bata qui se trouvaient face à Monoprix, on a en a porté des Bata et aussi des chaussures Roig. Les sandalettes achetées chez Roig quand j'étais gosse, inoubliables !!! Les petites lanières de toile blanche qu'il fallait entretenir avec la pierre de blanc d'espagne et une vieille brosse à dents mouillée. On laissait sécher au soleil et ensuite on avait mal aux pieds car les lanières avaient durci... Idem avec les espadrilles blanches des frères Quiles qui tenaient boutique au pied de mon immeuble.
Passé le café des Messageries, si je me souviens bien, le magasin marqué Bastos était tenu par M. Tabuteau et son fils. Si on continue un peu sur la gauche, il y avait la quincaillerie Caruel. J'ai encore dans ma batterie de cuisine la bassine à friture achetée chez eux, elle n'a pas pris une ride, elle n'a aucune cabosse et je m'en sers toujours après plus de cinquante deux ans de bons et loyaux services bien que j'aie aussi une friteuse électrique. Mais la friteuse en tôle fait de meilleures cocas frites...
De l'autre côté de la rue, à ce niveau la pharmacie Chetcuti où travaillait un préparateur M. Lehman, un monsieur déjà âgé et avec qui mon père entretenait d'interminables discussions car il était Suisse, comme lui. En repassant devant Bata on arrive à l'angle de la rue Villaret Joyeuse et dans cet immeuble au premier étage habitait mon professeur d'accordéon, Madame Parisse. Elle a guidé mes premiers pas dans ce domaine et j'en joue toujours. Maintenant l'accordéon paraît beaucoup plus lourd à mon dos et je me mets plus facilement au synthétiseur pour me distraire. J'allais acheter mes partitions chez Debernardi, je pense que c'était rue Rigodit (?). Non !, rue de Suez, dixit Jeanjean Lorrens...
J'ai connu avec mes parents les bals du 14 Juillet au Bld Villaret Joyeuse (la Raspa, la bombe atomique, les marches ...). En descendant ce boulevard on tournait à gauche (nom de la rue...?) pour acheter les fournitures scolaires chez Staropoli le papetier. Et on n'avait pas droit à plusieurs crayons à la fois comme maintenant, on achetait le porte crayon à bague afin d'user le crayon jusqu'au bout et il fallait le montrer complètement usé à maman afin d'en obtenir un neuf. C'était vraiment une autre époque en matière d'économie, on ne pouvait se permettre aucun gaspillage.
Sous les arcades jouxtant Monoprix, à côté du Crédit Lyonnais, il y avait un marchand de matériaux, (plâtres, ciments...) et au moment de Noël nous allions y acheter des santons (Ainsi, on agrandissait la crèche chaque année). Et bien, eux aussi, je les ai toujours dans un carton et ils ont fait les crèches de mes deux enfants. Ces petits santons ont maintenant une bonne soixantaine d'années.
Aujourd'hui j'ai potassé les "carioles à roulements" et je me suis régalé des différentes histoires. Bien que fille, j'y suis montée aussi et c'est ainsi que j'ai connu mon mari rue d'Amourah. Il était le copain d'un de mes cousins germains et ils roulaient cariole dans ladite rue, aussi je n'ai pas donné ma part au chat. Nous avions alors respectivement neuf et douze ans.
Que de souvenirs de cette enfance, rien ne s'efface dans la mémoire de ces années de joies et aussi de peines.
Josette Gascon ( Kühné).
Quelle joie de retrouver ces souvenirs d'enfance et de pouvoir les partager avec d'autres : notre quartier, notre rue, notre école, ce beau pays qui était le notre
Je figure au premier rang. Sept ou huit ans après cette photo, je suis allé à la plage plusieurs fois avec Dapparo.
J'ai eu également l'agréable surprise, au mois de décembre 1958, de retrouver Christian Martinez dans d'étranges circonstances. Parti en corvée dans une antenne de l'armée de l'air, j'ai été réceptionné par un peloton commandé par un sergent qui m'a interpellé en me demandant si je m'appelai bien Lagier. Ce qui est assez extraordinaire, c'est qu'il m'ait reconnu car j'avais "La Boule à Zéro"...
Par ailleurs, au sujet de la rue de l'Union : Les mozabites du numero neuf s'appelaient Said pour le gros et Kacem pour le maigre...
Le magasin de Mr Brancal a été tenu par la suite par Mlle Benevent à qui nous avons (je l'avoue...) chapardé quelques articles de pêche; hameçons, bas de lignes...
Il me semble que l'Alcazar était tenu par la famille Ginestar, mais ceci sous toutes reserves.
J'ai retrouvé il y a quelques années un instituteur de l'école Aumerat, Mr Brasier, qui est décédé maintenant depuis quatre ou cinq ans et qui habitait notre département. Une plaque commémorative apposée à Port Vendres porte d'ailleurs son nom.
De revoir cette photo m'a fait chaud au coeur.
Gilles Lagier.
Merci pour ce site qui m’a replongé dans mon enfance et une grande partie de mon adolescence. Que de souvenirs sont remontés à la surface; tous ces noms de rues ou j'ai traîné... Nous étions une famille modeste comme tous les Belcourtois et la rue était notre terrain de jeux. Deux cartables jetés sur le trottoir et voila un but improvisé pour jouer au foot avec une balle en papier tenue par des élastiques.
Je suis né en 1943 et j’habitais au 24 du boulevard Auguste Comte. Je joins une photo (prise en 2007) de la façade de l’immeuble vue du boulevard.
Le magasin qui se trouve à la droite de l’entrée de l’immeuble était une épicerie de "Tango" le moutchou (le même que celui de la rue Adolphe Blasselle). Il me semble qu’il avait aussi une épicerie à l’angle de la rue de Lyon et de la rue Lamartine. On lui chapardait des mandarines et on partait en criant "Tango des fauvettes". A la gauche de l’entrée de l’immeuble c’était un café maure, aujourd'hui c’est apparemment un glacier et pizzeria.
Combien de fois ai-je descendu la rue Aldophe Basselle sur une carriole, au mépris de tous les dangers de collision avec une voiture à l’arrivée sur le boulevard Auguste Comte. Cela a duré jusqu'au jour où ce fut mon père qui joua l’agent de circulation sur le boulevard. J'ai pris une bonne raclée ce jour là.
J' aurais tant de choses à raconter; l' école Chazot où j' ai fait mon primaire, le marché de Belcourt qui me semblait si grand, le cinéma "Le Roxy" et le "Caméra" en face de l' arsenal, la rue des mûriers où j’allais prendre des feuilles pour mes vers à soie, l'église Ste Rita où mes frères et moi même avons fait le catéchisme et notre communion, l' école Aumerat où j' ai fait une troisième, m'étant fait virer du Lycée Gautier.
Ma mère, pour arrondir les fins de mois, travaillait quelques fois, le dimanche matin, chez le pâtissier Costa rue Prévost Paradol. Mon père, qui était un mordu de billard, avait gagné une coupe au bar des amis, à l’angle de la rue Adolphe Blasselle. J' ai conservé cette coupe...
J’ai quitté Belcourt à l'age de seize ans pour habiter à la Redoute, mais la majorité de mes souvenirs sont de Belcourt. Je n’ai revu personne. Je pense à Andreu, Lauro, Suchet, Danielo et bien d'autres dont j'ai oublié les noms. Que de joies, mais aussi que de peines avec les événements pendant lesquels des copains ont disparu.
Guy Fages.
Souvenirs de Belcourt (Alger) par P. Vialettes
Arrivé à Alger en décembre 1949, pour mon travail à la C.G.E. Compagnie Générale d’Electricité dont le siège algérien était 41 rue Michelet, à l’angle de la rue Bourlon, j’ai tout de suite été étonné par la cherté de la vie et particulièrement pour la location d’une chambre meublée chez l’habitant, rare et très onéreuse.
Pour plus d’un tiers de mon salaire d’ ingénieur débutant, je louais d’abord une chambre centrale chez un vieille demoiselle corse Melle Follacci au septième étage 4 rue Lacanau : une petite rue toute en escaliers qui coupait les "S" de là rue Duc des Cars par laquelle montait le trolleybus de la Grande Poste au Télemly. Pour utiliser l’ascenseur de cet immeuble il fallait mettre une pièce de 2 francs en laiton : celles de la guerre en alu étaient avalées mais sans permettre le démarrage. Aussi devant tant d’avarice j’ai soudé une bonne pièce à une tige de laiton ce qui permettait de la récupérer une fois que l’ascenseur montait !
Comme dans cette chambre si chère je pouvais juste me faire un café noir avant de partir au travail (en approvisionnant le café) j’achetais un petit pain ou un croissant chez le bon boulanger au carrefour de la rue Michelet et la rue Charras. Il me fallait trouver un restaurant d’un prix abordable pour le déjeuner entre 12 et 14 heures.
Deux employés de la C.G.E. le mari et sa femme habitant Fort de l’ Eau me proposent d’ essayer celui qui leur donne satisfaction; il est un peu loin mais nous avons assez de temps. Je me joins donc à eux après avoir essayé plusieurs restaurants du quartier où je travaille : trop chers ! Je les accompagne : descente rue Sadi-Carnot par l’avenue Victor Hugo (en forte pente) traversée du Champ de Manoeuvre, rue de Lyon jusqu’ au delà de l’Arsenal, dépassons la rue Alfred de Musset, c’est dans la petite rue Rigodit qui va des rues de Lyon à Sadi-Carnot.
La rue est si tranquille que par beau temps les tables occupent toute la largeur du trottoir. Les clients sont des habitués pas tous travaillant dans le quartier, car la renommée de sa cuisine familiale est bien assurée : il faut retenir sa place pour le lendemain. Paulette, la fille de la maison, une solide brune sert et encaisse; le père qui apparaît parfois sortant de la cuisine pour héler sa fille qui blague avec les clients et tarde à enlever les plats qu’il a préparés. La mère est aussi en cuisine mais elle n’apparaît pas.
Certain jours les clients on l’honneur et le plaisir de voir le mari de Paulette; c’est un coquet bellâtre méditerranéen qui pour tout travail dans le restaurant familial va jusqu’à se servir seul une anisette ! Dès les premiers beaux jours, monsieur "Paulette" comme le nomment les habitués apparaît tout de blanc vêtu : souliers, chaussettes, pantalon, chemise et chapeau, même le cuir du bracelet de la montre est devenu blanc. J'ai ignoré oublié son activité, s’ il en avait une autre que fréquenter l’hippodrome d’Hussein Dey.
Après quelques mois de recherche j’ ai trouvé une chambre plus confortable et beaucoup moins chère à El Biar, quartier Dar Naama qui domine le Frais Vallon, ce qui la nuit permettait d’entendre les cris des chacals relayés par les aboiements furieux des chiens enfermés lorsque les chacals passaient furtivement à proximité pour aller fouiller les dépôts d’ordure. Mais on s’habitue vide à ces concerts nocturnes. J’ allais toujours déjeuner dans le petit restaurant si sympathique de Belcourt, les jours de travail.
Pendant l’été 1951, j'avais sauvé de la destruction un grand coffre berbère en cèdre, en le déposant dans le garage de la directrice du Collège Pasteur, avec la complicité de sa fille restée comme moi à Alger pour notre travail, pendant les longues vacances d’été des enseignants. Ce coffre était en très mauvais état car il était resté pendant plus d’un an dans la cour d’une maison d’ El Biar où il était utilisé pour enfermer des poules pendant la nuit Le coffre avait antérieurement été transformé : pour l’ouvrir, au lieu de soulever la partie supérieure, c’était le coté avant qui basculait vers le bas, permettant ainsi aux poules d’ y monter. Il a été abandonné, en raison de son état lamentable, par son propriétaire, un jeune administrateur à son retour de congé en France. Il était adjoint à l’Administrateur de la Commune mixte d’Oued Amizour (Petite Kabylie) d’ où le coffre était originaire.
Lorsque j’ai eu besoin de faire restaurer ce coffre en cèdre, c’est à Belcourt que j’ai trouvé un artisan menuisier fabricant quelques meubles; le nommé Culotto dont l’ atelier était rue Alfred de Musset, juste en face de l’ Arsenal. Donc voisine de la rue Rigodit où était le petit restaurant que je ne fréquentais plus depuis mon mariage. La restauration du coffre kabyle si elle ne lui avait pas rendu l’aspect du coffre originel, en a fait un meuble auquel nous nous sommes attachés, que nous avons déménagé d’Alger en octobre 1951 où il est arrivé à Angoulême, puis par le port de Caen, puis déménagement à Marseille Les Essarts, ensuite Rouen et il est arrivé à Lyon.
En 1953, la C.G.E. où je travaille toujours est à l’ étroit dans ses locaux du 41 rue Michelet : bureaux et entrepôts sont sur trois niveaux réunis par un monte-charge et un escalier de bois autour de celui-ci. Entre le niveau supérieur, celui de la rue Michelet et les magasins inférieurs ouvrant sur la rue Denfert-Rochereau, il y a un garage accessible par la rue Bourlon, en forte pente : c’est un concessionnaire Simca qui ne veut pas vendre un aussi bon emplacement si bien placé dans le centre actif d’Alger. En fin 1953 la réunion des deux parties du boulevard Auguste Comte permet l’achat d’un terrain pour la construction d’un spacieux nouvel entrepôt avec de confortables bureaux, déménagement terminé fin 1954. J’y travaillerai, jusqu’en fin 1956, descendant par le chemin Fontaine Bleue depuis Hydra où nous habitons depuis notre mariage.
En conclusion, bien que n’ayant jamais été habitant de Belcourt, j’ai conservé beaucoup de souvenirs de ce vivant quartier d’ Alger.
P. Vialettes - février 2009